Les essais cliniques en cours

Plusieurs essais cliniques internationaux et en France sont en cours dans la dystrophie musculaire de Duchenne et de Becker en 2022

86 essais cliniques

En cours ou en préparation dans le monde dans les DMD/DMB

13 dans la DMD

7 chez les femmes concernées

15 essais en France

723 articles scientifiques


De nombreuses équipes de chercheurs travaillent sur les dystrophinopathies et ce soit la myopathie de Duchenne ou de Becker, tant pour comprendre les rôles de la dystrophine et les mécanismes biologiques de la maladie que pour trouver de nouveaux médicaments pour la guérir.

La recherche thérapeutique dans la myopathie de Becker bénéficie des progrès de la recherche dans la dystrophie musculaire de Duchenne, liée aussi à des anomalies de la dystrophine : on parle de dystrophinopathies.


Approches thérapeutiques et essais cliniques dans la DMD et la DMB


Remplacer la dystrophine manquante dans les muscles

Les thérapies innovantes fournissent aux cellules musculaires les outils génétiques pour y parvenir.


Micro-dystrophine, apporter un gène thérapeutique dans les cellules musculaires

La stratégie thérapeutique consiste à apporter un gène thérapeutique aux cellules du muscle pour qu’elles fabriquent de la dystrophine.


Saut d’exon


Translecture des codons stop

On estime que 10 à 15% des personnes atteintes de dystrophie musculaire de Duchenne ou de Becker ont des anomalies du gène DMD de type « non-sens ». Elles aboutissent à la formation d’un « codon stop » prématuré dans l’ARN messager (ARNm) qui stoppe la fabrication de la dystrophine.

Une stratégie thérapeutique consiste à utiliser des molécules qui forcent le passage des codons stop pour permettre la production d’une dystrophine normale. Cette stratégie opère au niveau de l’ARNm, permettant à la machinerie cellulaire d’assembler les acides aminés de la protéine malgré le signal stop.

L’ataluren (Translarna) dans la myopathie de Duchenne


CRISPR/Cas9 dans la dystrophie musculaire de Duchenne

Autres approches qui permettraient de produire de la dystrophine sont en développement préclinique comme l’édition du génome (genome editing) avec la technique CRISPR-cas9. Elle permet de réparer directement une région défectueuse du gène sur l’ADN.


Des essais cliniques pharmacologiques

Limiter les conséquences de l’absence de dystrophine
Des médicaments plus classiques agissent sur les conséquences de la maladie dans les organes (muscles, cœur, organes digestifs…)

  • Stimuler l’utrophine
  • Refaire du muscle (Inhiber la myostatine, lutter contre la perte de muscle)
  • Réduire la fibrose
  • Réduire l’inflammation
  • Agir sur les mitochondries
  • Protéger les fibres musculaires
  • Diminuer l’oxydation (limiter le stress oxydatif)
  • Protéger le cœur

Les essais terminés

 


Dystrophinopathies : études d’histoire naturelle

Des études d’histoire naturelle permettent de mieux connaître l’histoire naturelle de la maladie et d’avoir des données sur lesquelles s’appuyer pour de futurs essais cliniques.


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