Dystrophinopathies, des mutations affectent le gène de la dystrophine ou gène DMD. Les mutations modifient la séquence d’ADN, empêchant les cellules de produire une protéine essentielle au fonctionnement musculaire, la Dystrophine. Selon la partie du génome touchée, les conséquences d’une mutation peuvent varier. La différence principale vient du type de mutation et surtout de l’effet sur le cadre de lecture.

  • 🟥 Duchenne (DMD). Mutations décalant le cadre de lecture. Dystrophine non fonctionnelle.
  • 🟧 Becker (DMB). Mutations conservant le cadre de lecture. Dystrophine partielle et fonctionnelle.
  • 🟨 Femme Porteuse. Les types de mutations sont globalement les mêmes que chez les garçons.

🧬 Il est important de connaitre le type de mutation

Le gène de la dystrophine étant l’un des plus grands gènes de l’organisme, il peut présenter des milliers de modifications, ou mutations, à l’origine des dystrophinopathies.

  • Certaines nouvelles thérapies ne ciblent que certaines mutations spécifiques.
  • Permet d’anticiper l’évolution possible de la maladie.
  • Mettre en place une prise en charge personnalisée.

Une mutation génétique est une modification de l’information génétique (séquence d’ADN ou d’ARN) dans le génome.

  • Délétion. Des portions du gène, exons, sont absentes. Type de mutation le plus fréquent.
  • Duplication. Un ou plusieurs exons sont dupliqués. Ce type de mutation est moins fréquent que les délétions.
  • Mutation non sens. Entrainant un décalage du cadre de lecture ou un codon stop prématuré
Fréquence dans les dystrophinopathies
  • Délétions du gène DMD représentent 60 à 70 % des mutations.
  • Duplications du gène DMD, entre 5 et 15 %.
  • Mutations non-sens, environ 10 à 15 % des cas.

Néomutation ou mutation de novo.

  • 🟥 DMB (DMD). Environ 30 % des cas sont dus à une néomutation, et 70 % sont hérités d’une mère conductrice.
  • 🟧 Becker (DMB). La proportion est moins bien établie et semble plus faible (entre 20 à 30 % des cas).

L’ARN messager (ARNm), copie de l’ADN d’un gène à partir duquel est fabriquée la protéine. L’ARNm est constituée d’une série de codons.

Cadre de lecture. Lecture séquentielle par les ribosomes de triplets de nucléotides sur l’ARN messager, chacun de ces triplets, appelés codons, correspondant à un acide aminé déterminé.

Décalage du cadre de lecture. Si l’on décale l’association de ces triplets d’un ou deux nucléotides, la traduction de la séquence d’ARNm est totalement modifiée sur toute la longueur de la protéine synthétisée.

Codon. Séquence de trois nucléotides (Ex. de 3 codons, AUG – CAU – GAU ). Chaque groupe de 3 nucléotides dans l’ARN messager correspond à un acide aminé précis. Les 4 bases nucléiques qui déterminent la séquence d’un ARN messager (Adénine, Uracile, Guanine, et Cytosine).

Codon-stop marque la fin de la traduction d’un ARNm en protéine. Les 3 codons stop, UGA, UAA, UAG.