L’affaiblissement progressif des muscles peut affecter non seulement la force musculaire, mais également la mobilité, la respiration ou encore la fonction cardiaque… Entretenir la souplesse des muscles aide à maintenir les capacités fonctionnelles aussi longtemps que possible et améliore considérablement la qualité de vie. C’est le rôle des kinésithérapeutes.
Dans les dystrophinopathies, les soins de kinésithérapie ont surtout pour objectifs de préserver les amplitudes articulaires, prévenir les rétractions et maintenir l’autonomie, sans provoquer de fatigue musculaire excessive. La régularité des séances, au rythme de deux à trois par semaine et d’une durée suffisante (plus de 30 minutes), sont un gage d’efficacité. Leur rythme et leur durée sont définis par le médecin de rééducation en fonction de chaque situation.
- ✅ Mobilisations articulaires douces.
- ✅ Étirements passifs réguliers
- triceps sural → prévention de l’équin
- ischio-jambiers → prévention du flessum du genou
- fléchisseurs de hanche → prévention du flessum de hanche.
- ✅ Positionnement et installation correcte au fauteuil et au lit.
- ✅ Orthèses si nécessaire, notamment pour maintenir la cheville en position fonctionnelle et limiter les rétractions.
- ✅ Entretien de la marche et des transferts aussi longtemps que possible, en évitant le surmenage.
- ✅ Activité physique adaptée, plutôt douce et sous-maximale. Eviter les exercices musculaires intenses ou excentriques qui peuvent léser davantage les fibres musculaires.
- ✅ Kinésithérapie respiratoire. Surveillance de la fonction respiratoire et techniques adaptées lorsque la faiblesse des muscles respiratoires apparaît.
- ✅ Prévention des complications orthopédiques. Surveillance des amplitudes, de la posture et de la scoliose.
Zones particulièrement surveillées. Chevilles (tendon d’Achille). Genoux. Hanches. Épaules. Coudes. Poignets et doigts. Cou.
- Les massages ont des effets décontracturants qui soulage les douleurs musculaires et articulaires tout en stimulant la circulation sanguine.
- La physiothérapie a surtout un intérêt antalgique, pour prévenir et lutter contre les douleurs.
- La balnéothérapie. L’immersion dans une piscine d’eau chaude décontracte et assouplit, mais favorise également la circulation sanguine. La mobilisation des muscles est facilitée.
- Exercices de marche et d’équilibre. Marches progressives, changements de direction voire des défis d’équilibre pour améliorer la mobilité et la coordination.
- Auto-rééducation. Il est important que ces exercices soient coordonnés et montrés par le kinésithérapeute, pour qu’ils soient adaptés et réalisés correctement. Ils doivent venir en complément et non remplacer les séances avec le kiné. L’auto-rééducation pour les adultes porteurs d’une maladie neuromusculaire