La maladie de Duchenne est causée par une mutation du gène de la dystrophine. Le plus souvent, un ou plusieurs exons (parties du gène) sont manquants, ce qui entraîne des erreurs dans les instructions de synthèse de la dystrophine. L’organisme ne peut alors pas produire suffisamment de dystrophine, voire aucune, protéine fonctionnelle.
Les exons ne contiennent pas tous le même nombre de codons.
Cibler les délétions du gène de la dystrophine (DMD). Cette technique consiste à amener la cellule à produire une version de la dystrophine plus courte que la protéine normale, mais quand même suffisamment fonctionnelle, en sautant un ou plusieurs exons lors de l’épissage, qui empêche la synthèse de la dystrophine.
- 🟥 Duchenne. Le saut d’exon pourrait concerner environ 30% des Duchenne.
- 🟧 Becker. Moins fréquent parce que le cadre de lecture est souvent conservé.
Mutations susceptibles d’être corrigées par saut d’exon.
- 13 % Exon 51
- 8 % Exon 53
- 8 % Exon 45
- 6 % Exon 44
- 4,3 % Exon 46
- 4 % Exon 50
- 4 % Exon 52
- 4 % Exon 43
- 3% Exon 55
- 1,4 % Exon 6 et 7
- 44,3 % Autres
Quatre médicaments autorisés dans la DMD (pas en Europe)
En Europe et en France. Il n’existe actuellement aucun médicament de saut d’exon commercialisé en France ni en Europe pour la myopathie de Duchenne. L’Agence européenne des médicaments (EMA) a considéré que les données disponibles n’étaient pas suffisantes pour démontrer un bénéfice clinique clair.
Aux États-Unis, quatre médicaments ciblant le saut d’exon sont commercialisés.
- Exon 45. Casimersen – Amondys 45® –(SRP-4045)(Sarepta Therapeutics)
- Exon 51. Eteplirsen Exondys 51® (Sarepta Therapeutics)
- Exon 53. Golodirsen – Vyondys 53 – SRP-4053 (Sarepta Therapeutics)
- Exon 53. Viltolarsen (Viltepso®/NS-065/NCNP-01) (NS Pharma)
Les oligonucléotides antisens sont des petites molécules (fabriquées en laboratoire) utilisées dans la technique thérapeutique du saut d’exon (exon-skipping). L’utilisation Oligonucléotides antisens vise à masquer les sites clés d’épissage, afin d’exclure un exon pour restaurer le cadre de lecture de l’ARNm DMD, permettant ainsi la synthèse d’une protéine légèrement plus courte que la dystrophine, mais tout de même fonctionnelle (similaire aux patients atteints de myopathie de Becker).