Un traitement prolongé et/ou à forte dose de corticoïdes par voie orale peut entrainer à court terme ou plus tardivement différents effets secondaires. Ils sont fréquents mais en général modérés et nombre d’entre eux peuvent être évités ou limités en prenant des précautions adaptées.
Les réactions peuvent varier d’un individu à un autre. La réduction de la dose de corticoïdes est inévitable si les effets secondaires deviennent intolérables ou ingérables. Si la réduction de dose est insuffisante pour contrôler les effets secondaires, une réduction ultérieure ou un autre régime, de type alternatif, devra être essayé avant d’interrompre le traitement.
Effets secondaires les plus courants de la prise de corticoïdes.
- Prise de poids, Obésité : des conseils diététiques doivent être dispensés avant le début de l’administration de corticoïdes.
- Traits cushingoïdes (visage « lunaire »): aspect bouffi du visage et des joues. Une surveillance de l’alimentation et la réduction de l’apport en sel et en sucre.
- Pilosité excessive (hirsutisme): Cette manifestation n’est pas suffisamment grave pour justifier un changement de traitement.
- Acné, teigne, verrues: plus fréquentes chez les adolescents.
- Retard dans la croissance: mesurer la taille au moins une fois tous les 6 mois, les enfants atteints de DMD grandissent peu, même en l’absence d’un traitement aux corticoïdes.
- Retard de puberté: suivez le développement de la puberté. Demandez à votre médecin si un bilan hormonal est nécessaire.
- Changements négatifs dans le comportement: d’éventuels troubles d’humeur, troubles caractériels ou Troubles Déficitaires de l’Attention avec Hyperactivité (TDAH).
- Déficit immunitaire/suppression surrénalienne: soyez attentifs au risque d’infection grave et traitez rapidement toutes les infections, même légères.
- Hypertension: si la tension est élevée, réduisez l’apport en sel. La perte de poids peut également être utile pour commencer. Envisager un traitement par ACE ou par bêtabloquants.
- Intolérance au glucose: Testez la présence de glucose dans les urines par le test «dipstick» lors des visites cliniques. Renseignez-vous en cas de soif persistante ou de besoin fréquent d’uriner.
- Gastrite / reflux gastrique: surveillez un éventuel reflux gastro-œsophagien (brûlures d’estomac). Evitez l’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (NSAID) tels que l’aspirine, l’ibuprofène, le naproxène.
- Ulcère gastrique: rapportez tout symptôme de douleur d’estomac, car cela peut indiquer un ulcère de la paroi gastrique. La présence de sang dans les selles peut également être recherchée en cas d’anémie ou de douleurs d’estomac. Evitez l’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens (NSAID) tels que l’aspirine, l’ibuprofène, le naproxène.
- Cataracte: effectuer un examen ophtalmologique annuel. Envisager le remplacement du Deflazacort par de la Prednisone si la cataracte commence à affecter la vision.
- Déminéralisation osseuse et risque accru de fracture: tenez compte des antécédents de fractures. Densitométrie annuelle pour vérifier la densité osseuse. Des compléments en vitamine D peuvent être nécessaires. Vérifiez si l’apport en calcium dans l’alimentation est suffisant et complétez-le si nécessaire.
- Myoglobinurie: inquiétez-vous d’une éventuelle coloration anormale des urines après l’effort : un examen spécifique des urines doit être réalisé. Évitez des efforts excentriques et des activités « à risque ». Un bon apport de liquides est important. Des examens de la fonction rénale peuvent s’avérer nécessaires, si cela persiste.