Myopathie de Becker : premiers résultats de l’épicatéchine

Une première étude met en évidence des effets positifs de l’épicatéchine, un antioxydant, dans la Dystrophie musculaire de Becker.

L’épicatéchine est une molécule aux vertus antioxydantes, de la famille des flavonoïdes. On la retrouve en grande quantité dans le cacao ou le thé. La capacité de l’épicatéchine à restaurer des marqueurs de la synthèse des mitochondries (biogénèse mitochondriale), de la croissance musculaire et de la régénération musculaire a été montrée dans une étude pilote chez des personnes atteintes d’insuffisance cardiaque ou de diabète de type 2.

En écho à ces résultats, une équipe américaine a eu l’idée d’évaluer les effets de l’épicatéchine dans la dystrophie musculaire de Becker. Sept participants, âgés de 18 à 60 ans et encore ambulants, ont été traités pendant 8 semaines avec l’épicatéchine à raison de deux prises par jour. Au terme de cette étude, l’épicatéchine a permis d’améliorer la biogénèse des mitochondries et la régénération des muscles squelettiques, de réguler la croissance musculaire et d’augmenter l’expression de protéines impliquées dans le maintien de l’intégrité de la membrane des fibres musculaires. Des améliorations similaires à celles observées après un programme d’exercices aérobiques de courte durée ont été rapportées.

Ces résultats suggèrent que l’épicatéchine pourrait faire partie des approches thérapeutiques complémentaires aux anti-inflammatoires ou aux thérapies visant à restaurer la dystrophine. Ils devront toutefois être confirmés à plus long terme : une étude d’une durée de 12 mois qui se déroulera chez 20 patients atteints de dystrophie musculaire de Becker aux États-Unis est en préparation.


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